Ce que disent les études
Les bouffées de chaleur sont le symptôme le mieux étudié. Un essai randomisé publié en 2013 (Elkins et al., revue Menopause) a montré une baisse nettement plus importante des bouffées de chaleur chez les femmes ayant suivi 5 séances d'hypnose clinique que dans le groupe de comparaison, avec aussi une amélioration du sommeil.
En 2023, la North American Menopause Society (société savante américaine de la ménopause) a classé l'hypnose clinique parmi les options non hormonales recommandées pour les bouffées de chaleur. Les résultats restent variables d'une femme à l'autre : l'hypnose n'agit pas sur la cause hormonale, mais sur la manière dont le corps et l'esprit réagissent au symptôme.
Ce que l'on travaille pendant les séances
- ●Des images de fraîcheur et de calme à mobiliser quand une bouffée arrive.
- ●Le relâchement avant le coucher, pour des nuits moins hachées.
- ●La gestion du stress et de l'irritabilité, qui amplifient souvent les symptômes.
- ●L'auto-hypnose, à pratiquer chaque jour : dans les études, la pratique régulière à la maison fait partie du programme.
Comment se passe une séance en visio ?
Vous choisissez un praticien et un créneau, vous payez en ligne, puis vous recevez le lien de la séance par email. Le jour venu, vous vous installez dans un endroit calme, avec des écouteurs, et vous rejoignez la visio depuis votre ordinateur ou votre téléphone : rien à installer.
La séance commence par un échange sur votre situation et votre objectif. Le praticien vous guide ensuite par la voix vers un état de détente et de concentration : vous restez conscient(e), vous entendez tout et vous pouvez interrompre à tout moment. La fin de séance est consacrée à vos ressentis et, souvent, à un petit exercice à refaire chez vous.
Hypnose et traitement hormonal
L'hypnose ne remplace pas le traitement hormonal de la ménopause, et ne s'y oppose pas non plus : les deux peuvent coexister. Elle peut être particulièrement intéressante quand le traitement hormonal n'est pas souhaité ou n'est pas possible, par exemple après certains cancers du sein ; dans ce cas, parlez-en à votre oncologue ou à votre gynécologue. Toute décision sur votre traitement se prend avec votre médecin.